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Vincent Rousseau • 24 rue du Château d'eau 16000 Angoulême •  • 06 71 23 76 81

Les Yeux Fertiles • Vincent Rousseau
24 rue du Château d'eau 16000 Angoulême • 
06 71 23 76 81

Les Yeux Fertiles • Vincent Rousseau
24 rue du Château d'eau 16000 Angoulême

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Les Yeux Fertiles Vincent Rousseau
24 rue du Château d'eau 16000 Angoulême

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Apprendre à dessiner, c'est le premier pas. Créer, c'est le suivant ! Au stade de l'apprentissage des bases du dessin, l'on fait volontiers appel au dessin de copie ; travailler à partir d'un modèle et tenter de lui être fidèle. Une fois cette étape acquise, copier peut devenir un calvaire ; alors créer est la voie à suivre. Mais quand nous sommes engagés sur cette voie, parfois, l'inspiration vient à manquer, et l'esprit se trouble. Quelques bonnes astuces permettent de relancer notre créativité, puis de l'entretenir. En voici 5 que j'utilise beaucoup en ce moment et que je vous invite à partager aussi sans modération.

Le rituel du dessin quotidien

Le premier ennemi de la créativité, c'est l'inaction. De la paresse découle l'attente. Et presque rien ne viendra. Et ce maigre ruisseau sera bien vite tari. De cette attente infructueuse naitront le découragement, l'angoisse, l'autodépréciation… Alors il faut absolument dessiner, mettre en place une dynamique, installer un rythme, des habitudes.

Dessiner chaque jour, ce n'est pas forcément obligatoire, et je ne l'ai jamais fait, en tout cas pas plus de quelques semaines ; certains le vivront d'ailleurs comme une contrainte exécrable. Entre deux extrêmes qui ne valent pas mieux l'un que l'autre — se contraindre et en souffrir ; ne pas dessiner et en souffrir —, contentons-nous de dessiner le plus souvent possible et peu importe ce que nous dessinons. Surtout, restons prudent et fixons-nous des objectifs atteignables, modestement ambitieux : dessiner souvent ne signifie pas dessiner beaucoup. Pas besoin de libérer 4 heures par jour et de se cravacher. Il vous suffit de 10 à 15 minutes par jour, peut-être moins. Et dessiner un peu ne signifie pas dessiner des chefs d'œuvres.

Organisez-vous pour que tout le nécessaire soit à disposition, vite et facilement. En dessin, cela se résume à : un carnet, un crayon, une gomme. Personnellement, je travaille dans plusieurs carnets de différentes tailles ; pratiquement toujours avec le même crayon graphite, parfois deux ; parfois avec une sanguine ou un stylo d'artiste (encre de Chine) ; j'use aussi de quelques gommes (gomme mie de pain, gomme standard, gomme-crayon de précision) ; fréquemment, je dessine sur tout ce qui me tombe sous la main : vieille enveloppe, chute de papier, feuille de papier abîmée et qui rendra quand même service. Je consacre quelques minutes en fin de journée, avant d'aller me coucher, ou bien au cours de la journée, sans préméditation. Mon esprit y a pris goût et attend avec impatience ce moment ; je sais qu'il viendra et quand il arrive, mon esprit est alerte, curieux, mobile. Mais il n'y a pas de contrainte ; juste du plaisir, de la détente, de la surprise. Donc je ne dessine pas obligatoirement chaque jour, à heure fixe.

Mais il ne faut pas laisser ce déliter ce petit rituel : je m'installe à ma table à dessin (ou n'importe où ailleurs) et, même sans inspiration, même sans ces fichues "idées" après lesquelles on cours, je dessine, n'importe quoi, juste ce qui vient, sans idée préconçue, sans attente. Ce peut-être simplement l'occasion de tester un nouvel outil, ou bien de "réveiller" un stylo-plume, ou encore de se relaxer et d'apaiser une main tendue et fatiguée. De temps en temps, ce sera même un joli gribouillis… point de départ d'une nouvelle création.

Créer à partir de dessins inductifs Créer avec les paréidolies

Exploiter le hasard avec les dessins inductifs

L'induction, en biologie, se dit d'un phénomène déclenché, avec retard, par un autre phénomène. Dans le monde du dessin, j'utilise cette aptitude qu'à notre esprit à inventer des choses sur une même thématique à partir de propositions complètement hasardeuses. Ainsi, un simple gribouillis pourra être à l'origine de la naissance d'un formidable dessin.

Mes "inductions" peuvent être liées au dessin, ou bien provenir d'autres univers, comme la poésie, la peinture, la musique, ou pourquoi pas, la mathématique (le nombre d'or, par exemple). J'utilise fréquemment le dessin, évidemment, mais aussi assez souvent la poésie.

Allons-y : faites donc une série de gribouillis et mettez-y du cœur et un brin de folie. Changez d'outils. Faites tous ces gribouillis à différents moments de la journée ou de la semaine et faites-en une bonne provision. Utilisez des papiers variés, en particulier, utilisez toutes vos chutes de papier, tout ce que vous alliez jeter. Nous essayons, avec des astuces techniques (outils, supports, récupération, vitesse, quantité…), de ne pas produire des gribouillis trop semblables (car même avec de vulgaires gribouillis, nous avons tendance à nous répéter et produire des choses simplistes). Ensuite, la démarche est simple. Il faut savoir ce que l'on veut produire, je veux parler ici d'un thème, dont on s'imprègne pendant des jours et des jours (par exemple un design stylisé pour personnaliser un tee-shirt sur le thème des "yeux fertiles") ; certaines formes reviendront, mais ce n'est pas un problème ; c'est même souhaité : nous souhaitons produire une grande diversité autour d'un même thème, puis trier pour ne garder que le meilleur.

Puis on prend les gribouillis les uns après les autres, on les observe, on les brasse, on les tourne sur eux-même ; le crayon en main, on parcourt dans le vide, au dessus du papier, ce fouillis de lignes, à la recherche de formes familières. L'usage de papier calque est permis, ce qui donnera l'occasion d'utiliser plusieurs fois le même dessin inductif. Petit à petit, notre thème s'installe dans ce chaos. Les formes souhaitées trouvent leur place et leurs connexions. C'est un jeu, et l'on y prend vite goût. Et les résultats sont étonnants. Mais aussi décevants, c'est inévitable. 

Bien évidemment, posture et gestuelle sont cruciales : nous avons là besoin de souplesse, d'ouverture, de vivacité, de confiance, d'audace… Toute posture crispée, tendue, avachie, enroulée, en appui sur la table, etc., sera fortement inhibitrice, source de tensions et de mal-être. Le plaisir du dessin vient énormément de la gestuelle. Vous comprenez ici que tous ces gribouillis ne sont pas si idiots qu'ils en ont l'air et qu'ils vont vous faire progresser en dessin tout en épanouissant votre créativité.

Dompter le chaos avec les paréidolies

“Une paréidolie (du grec ancien para-, « à côté de », et eidôlon, diminutif d’eidos, « apparence, forme ») est un phénomène psychologique, impliquant un stimulus vague et indéterminé, souvent visuel, plus ou moins perçu comme reconnaissable. Ce phénomène consiste à identifier une forme familière dans un paysage, un nuage, de la fumée ou encore une tache d'encre. Les paréidolies font partie des illusions d'optique.” [Source de la définition : Article Paréidolie de Wikipédia en français (auteurs)]

La démarche est très semblable à la précédente. Le stimulus de départ est "vague et indéterminé", et la plupart du temps, nous ne l'aurons pas produit nous-même. Léonard de Vinci la conseillait à ses élèves (observez les nuages, les vieux murs…). Je la pratique de temps en temps, et même sans y prendre garde.

Il suffit d'observer un parquet, un crépi, une écorce d'arbre, un vêtement froissé, les nuages… de rêvasser… et de laisser les images émerger. Visages, animaux, graphismes, designs, mandalas… C'est un état de rêverie éveillée, mais dont on sait qu'elle peut (et non pas qu'elle doit) aboutir à un dessin ou à une peinture.

La perception d'une paréidolie, tout le monde a pu expérimenter cela au moins une fois dans sa vie, je pense. Certains lieux ont donné naissance à de célèbres paréidolies : telle falaise en bord de mer, telles tâches sur la Lune…

Par expérience, la paréidolie est plus facile à utiliser lorsque l'on travaille sur des thèmes, comme le portrait, le dessin animalier, les créatures fantastiques, etc.

Amusez-vous avec !

Votre corps a un super-pouvoir : quand l'idée vient du geste

Le dessin n'est pas exclusivement une activité mentale ; il est aussi une activité corporelle, physique. Bien dessiner nécessite de percevoir et maîtriser sa posture, et de percevoir et maîtriser sa gestuelle, c'est-à-dire l'ensemble des gestes élémentaires et subtils qui permettent la tenue et le maniement des outils du dessinateur, crayons, stylos, plumes, gommes, feutres, pinceaux, fusains, craies d'art…

De cette gestuelle, on peut dire qu'elle a une vie propre. La pratique régulière sur une période de plusieurs années met en place des automatismes. Le dessin en devient plus facile, plus rapide, plus spontané, plus relaxant. Le travail créatif en profite aussi, car quand l'esprit est libéré du contrôle de certaines choses, il peut aller explorer d'autres voies et faire de belles découvertes.

Dans mon travail de recherche de nouveaux designs originaux pour mes t-shirts imprimés et personnalisés, j'utilise assez souvent la gestuelle comme déclencheur : m'assoir à ma table à dessin, prendre le crayon, placer une feuille de papier, mobiliser mon bras et ma main, tracer quelques lignes en cherchant le geste fluide, détendu ; ou bien puissant, énergique… Fermer les yeux, laisser l'esprit créer des figures, impulser des mouvements. Alors, les formes naissent sans même que je m'y attende, sans même y avoir pensé avant, sans savoir ce qu'elles vont donner. Le corps décide pour moi. Il s'agit d'une démarche créative fondée sur le geste.

Comme dans tout ce qui commence par quelque chose d'aléatoire, il est important de ne pas avoir d'attente précise. Il faut avant tout y rechercher le plaisir, la détente, l'expression des émotions et sentiments. Sinon, vous risquez d'expérimenter à la place frustration, colère puis abandon.

Ensuite, il conviendra de trier et de chercher à identifier le meilleur de cette production née du hasard, puis de travailler de manière à améliorer ce qui a été ainsi extrait du néant.

La marche !

Marcher est pour beaucoup d'artistes un moyen de stimuler et épanouir leur créativité. Julia Cameron en fait l'éloge dans ses livres sur la créativité. Marcher permet à l'esprit de s'évader, de divaguer et d'élaborer en douceur de nouvelles idées, de commencer à bâtir de nouvelles stratégies, d'établir de nouvelles relations entre nos diverses activités et projets. J'y trouve beaucoup d'inspiration.

Vous avez toute liberté, bien sûr pour remplacer la marche par autre chose : danser, faire du vélo, jardiner… Mais attention, cette activité physique doit être douce et mentalement peu exigeante. Si elle demande trop d'attention et trop d'efforts, l'esprit trouvera moins facilement ces chemins créatifs tant espérés.

Au passage, une activité physique régulière, c'est bon pour le cerveau… et donc pour tout ce qu'il contrôle (mémorisation, apprentissage, créativité…).

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